CONTEXTE
Mayotte est le territoire français le plus dépendant des importations pour son alimentation. Produire sur place est donc un enjeu de souveraineté alimentaire, d’emploi et de pouvoir d’achat. Le cyclone qui a frappé l’île fin 2024, détruisant une grande partie des cultures, des élevages et des outils de production, a rendu cet enjeu plus vital encore : reconstruire les filières locales pour reconstruire la capacité de Mayotte à se nourrir.
L’AIM (Association Interprofessionnelle de Mayotte) fédère 11 entités — coopératives, éleveurs, transformateurs, distributeurs — qui structurent les filières lait, œufs, volaille, fruits et légumes, café-cacao et vanille. Pour renforcer sa capacité d’influence auprès des pouvoirs publics, l’association avait besoin d’objectiver, chiffres à l’appui, sa contribution réelle à l’économie mahoraise, de démontrer l’effet d’entraînement de ses filières et de projeter ses retombées à horizon 2030.
MISSION
UTOPIES a mesuré l’empreinte socio-économique des 11 structures de l’AIM avec son outil propriétaire LOCAL FOOTPRINT®, qui quantifie les retombées d’une activité sur un territoire.
Première étape, relever un défi inédit : construire un modèle économique propre à Mayotte, qui n’existait pas. Il a été construit à partir des sources locales (INSEE, DAAF, CAPAM, Douanes, IEDOM) et enrichi par des entretiens avec les acteurs institutionnels de l’île.
Notre équipe a ensuite collecté des données auprès de chaque adhérent (achats, emplois, valeur ajoutée, fiscalité), le retraitement des flux internes à l’interprofession, la modélisation des impacts directs, indirects et induits, puis la construction d’un scénario 2030 à partir des projections des adhérents.
RÉSULTATS
L’étude a apporté à l’AIM des chiffres pour valoriser son rôle dans l’économie de Mayotte. Ce qu’elle apporte, concrètement :

